World when Liberal defence policy, ‘Strong, Secure, Engaged,’ was written, no longer exists

While Canada is not yet in recovery, now is the time to define the priorities for the next phase. To prevent drastic economic collapse the government established sweeping emergency benefit packages at substantial cost to the nation. The Parliamentary Budget Office suggests that it is not unthinkable for the federal debt to reach $1-trillion this year, possibly bankrupting a generation. In Canada’s recovery, tough conversations will need to be had on reigning in government spending. If the past is indicative of the future, then it is likely defence spending will be the first casualty. But in the post-COVID world, that would be exactly the wrong approach.

When national defence budgets were slashed in the 1990s under the Liberal government, Canada was able in part to benefit from a “peace dividend” resulting from the end of the Cold War. However, the world in 1995 is not the world of 2020. Canada’s defence and security capabilities have eroded, resulting in diminished supply ships, fighter jets, frigates, and subsurface capacity and limited cyber-security infrastructure. Additionally, the nature of warfare has changed, with the emergence of commercial economic and information targets. Canada’s military, through no fault of those in uniform, has been laid bare and there are no further “dividends” to cash in.

This is happening at a time of unprecedented global instability shaped by the questioning of the strength of critical alliances such as NATO, the erosion of the credibility and influence of multilateral institutions like the UN, WHO, and the WTO and the rise of great powers engaged in changing the global economic world order.

With the world distracted, focused on stopping the coronavirus pandemic and saving lives, adversaries are watching carefully and actively pursuing their national objectives. Reports have emerged of low-yield nuclear testing by the Chinese Communist Party. The Russian regime, despite its own mounting cases of COVID-19, embarked on an Arctic military exercise, unparalleled in its complexity and execution. China’s COVID-19 initial underreporting of cases and silencing of doctors attempting to sound the alarm potentially hampered the speed and seriousness with which Canada responded.

The virus has allowed rivals to observe major Western nations’ response to a global crisis. The playbook on recalling aircraft carriers, bringing troops home from overseas operations, shutting down borders, supply chains and economic engines—provides valuable economic and security intelligence to those interested in achieving competing national interest gains. The simultaneous effects of COVID-19 on the economy, foreign policy, and national defence have been profound.

To attain a prosperous future, Canada will have to view previously mutually exclusive objectives; the economy, foreign policy and security, as inextricably linked. We will not have the luxury of cutting defence spending to balance the budget. Instead, we will have to repair our economy and spend on defence to ensure Canada’s recovery and effective transition to post-COVID-19 life. The world when the Liberal defence policy, Strong, Secure, Engaged, was written, no longer exists.

Instead, Canada must reprioritize both the structure of Canada’s foreign policy and defence and security framework to define the core capability requirements of Canada’s military. This will represent a substantive paradigm shift to respond to the rapidly changing nature of both alliances and warfare. And, most importantly, it will need to be funded and delivered as a critical element of Canada’s economic recovery, not in addition to it.

As a middle power and a trading nation, Canada’s future prosperity requires strong partnerships with like-minded and confident nations, devoted to the protection and advancement of our collective values. Who we trade with is as important as who we train with. Canada’s future depends on leadership that is principled, focused, and dedicated to the hard work of getting Canada back on track, and honouring our commitment to our allies as a trusted defence partner. Security is the foundation upon which all other successes are built and a post COVID recovery must include a redefined foreign policy and defence structure.
Canada’s Conservatives stand ready.

Conservative MP James Bezan, who represents Selkirk-Interlake, Eastman, Man., is his party’s national defence critic, and Conservative MP Leona Alleslev, who represents Aurora-Oak Ridges-Richmond Hill, Ont., is her party’s deputy leader and foreign affairs critic.

Originally published in The Hill Times here

 

La reprise du Canada dans un nouveau monde post-COVID doit inclure la Défense

James Bezan, ministre du Cabinet fantôme conservateur responsable de la Défense nationale & Leona Alleslev, chef adjointe et ministre du Cabinet fantôme conservateur responsable des Affaires étrangères

Bien que le Canada n’ait pas encore atteint la phase de relance, il est temps d’établir les priorités pour la prochaine phase. Afin d’éviter un effondrement économique radical, le gouvernement a mis sur pied un vaste programme de prestations d’urgence qui a coûté cher à notre nation. Le directeur parlementaire du budget estime qu’il n’est pas impensable que la dette fédérale atteigne 1 000 milliards de dollars cette année, ce qui pourrait entraîner la faillite d’une génération entière. Dans le cadre de la reprise au Canada, il faudra discuter sérieusement de la maîtrise des dépenses publiques. Si le passé est garant de l’avenir, il est probable que les dépenses en matière de défense seront les premières victimes. Mais dans un monde post-COVID, ce serait la pire approche possible.

Lorsque le budget de la Défense nationale a été réduit, dans les années 1990 sous le gouvernement libéral, le Canada a pu bénéficier, en partie, d’un « dividende de la paix » en raison de la fin de la guerre froide. Cependant, le monde de 1995 n’est pas celui de 2020. Les capacités de défense et de sécurité du Canada se sont érodées, entraînant une diminution des navires de ravitaillement, des avions de chasse, des frégates et des capacités souterraines, ainsi qu’une infrastructure de cybersécurité limitée. Qui plus est, la nature des guerres a changé, avec l’émergence des cibles commerciales, économiques et informationnelles. L’armée canadienne, sans que ce soit la faute de ceux qui portent l’uniforme, a été mise à nu et il n’y a plus de « dividendes » à empocher.

Le tout, à une époque d’instabilité mondiale sans précédent, marquée par la remise en question de la force d’alliances essentielles comme l’OTAN, l’érosion de la crédibilité et de l’influence d’institutions multilatérales comme l’ONU, l’O.M.H. et l’O.T.O. ainsi que la montée au pouvoir de grandes puissances engages dans la modification de l’ordre économique mondial.

Alors que le monde est distrait, préoccupé par l’arrêt de la pandémie de coronavirus et par la prévention des décès, les adversaires observent attentivement et poursuivent activement leurs objectifs nationaux. Des rapports ont fait état d’essais nucléaires à faible rendement effectué par le Parti communiste chinois. Le régime russe, malgré ses propres cas de COVID-19, s’est lancé dans un exercice militaire dans l’Arctique, sans précédent par sa complexité et son exécution. La sous-déclaration initiale de cas de COVID-19 par la Chine et le silence des Médecins qui tentaient de sonner l’alarme ont potentiellement nui à la rapidité et au sérieux de la réponse du Canada.

Le virus a permis à ses rivaux d’observer la réaction des grandes nations occidentales face à une crise mondiale. Le manuel de rappel des porte-avions, de rapatriement des troupes après une opération à l’étranger, de fermeture des frontières, des chaînes d’approvisionnement et des moteurs économiques, fournit de précieux renseignements économiques et de sécurité à ceux qui souhaitent réaliser des gains d’intérêts nationaux concurrents. Les effets simultanés de COVID-19 sur l’économie, la politique étrangère et la défense nationale ont été profonds.

Afin d’assurer un avenir prospère pour notre nation, le Canada devra considérer des objectifs qui s’excluaient mutuellement par le passé, à savoir l’économie, la politique étrangère et la sécurité, comme étant désormais indissociables. Nous n’aurons pas le luxe de réduire les dépenses de défense pour équilibrer le budget. Nous devrons plutôt réparer notre économie et dépenser pour la défense afin d’assurer le redressement du Canada et une transition efficace vers la vie post-COVID-19. Le monde dans lequel la politique de défense des libéraux, « Protection, Sécurité, Engagement », a été écrite, n’existe plus.

En lieu et place, le Canada doit redéfinir ses priorités tant dans la structure de sa politique étrangère que de son cadre de défense et de sécurité afin de définir les besoins en capacité de base de l’armée canadienne. Cela représentera un changement de paradigme important pour répondre à l’évolution rapide de la nature des alliances et de la guerre. De plus, elle devra être financée et mise en place en tant qu’élément essentiel de la reprise économique du Canada, et non pas comme complément de celle-ci.

En tant que puissance moyenne et nation commerçante, la prospérité future du Canada exige des partenariats solides avec des nations aux vues similaires et confiantes, vouées à la protection et à la promotion de nos valeurs collectives. Les personnes avec lesquelles nous faisons du commerce sont aussi importantes que celles avec lesquelles nous nous formons. L’avenir du Canada a besoin d’un leadership qui soit fondé sur des principes, ciblé et consacré au travail acharné visant à remettre le Canada sur la bonne voie et à honorer notre engagement envers nos alliés en tant que partenaire de défense de confiance. La sécurité est le fondement de tous les autres succès et une reprise après la COVID doit inclure une politique étrangère et une structure de défense redéfinies.

Les conservateurs du Canada sont prêts